1 - Accepter et comprendre la complexité des systèmes

Pour intégrer la simplicité, il faut d’abord accepter la complexité parce que tout n’est pas simplifiable à l’unitaire ! Accepter la complexité des systèmes qui nous entourent, dans lesquels nous évoluons, que nous construisons, que nous utilisons. Cette complexité, il faut la comprendre pour l’encadrer.
La mettre sous contrôle dans des systèmes ou soussystèmes maîtrisables. La complexité ainsi contingentée est traitée par les experts qui en ont la capacité et l’utilité.

2 - Contingenter la complexité derrière des usages simples

Ceux qui maîtrisent la complexité d’un système doivent savoir l’exposer par des usages simples qui peuvent être appréhendés par les utilisateurs/ les usagers/les clients du système. Des interfaces qui exposent les fonctions et les flux d’information (entrant/sortant) et des usages qui donnent le sens de l’utilisation. Un système complexe dont les frontières sont floues et l’accès difficile à ses utilisateurs est un système qui n’est pas sous contrôle. S’il ne l’est pas, il ne pourra être exploité à sa juste valeur.
La simplicité réside dans la bonne définition des usages simples de systèmes qui peuvent être complexes. La simplicité est dans la simplicité d’usage.

3 - Prendre en compte la dimension émotionnelle

Nous avons humainement besoin de cette simplicité d’usage qui nous facilite la vie. Cette simplicité nous apporte une sensation de maitrise, de facilité, de sécurité qui contribue à son tour à un sentiment de sérénité, de mieux être voire de bien-être.
Trop souvent négligée, la dimension émotionnelle guide ou influence nos choix. Encore plus aujourd’hui qu’hier sous le phénomène d’accélération que nous ressentons.

4 - Faire confiance et instaurer la confiance

La confiance est un élément essentiel à la simplicité et la simplicité à la confiance. En effet, plus il est simple de comprendre un système, plus il est simple d’usage… plus l’individu se sent en confiance. Parce que finalement tout devient accessible et tout semble à sa portée. La confiance ne se décrète pas plus qu’elle ne s’impose par la symbolique ou la dialectique. La confiance naît dans la simplicité de lecture du système dans lequel l’individu évolue. En faisant confiance et en instaurant un climat de confiance, les relations se simplifient et la tendance implicite revient à mettre sous contrôle la complexité.

5 - Donner des objectifs clairs et apprendre des échecs

La simplicité se cache également dans les objectifs qui sont assignés à l’individu et au collectif. Des objectifs (SMART) humainement simples et encourageants parce qu’atteignables simplifient le fonctionnement des systèmes. Outre leur clarté, c’est aussi le nombre d’objectifs qui doit rester sous contrôle. Le chemin à parcourir et les étapes à franchir doivent être lisibles et compréhensibles. La progression de chacun rapidement mesurable donne du sens à l’action et de la confiance. En percevant le chemin parcouru et en appréciant la distance à l’objectif, l’individu a un sentiment de maitrise qui l’encourage à avancer.

6 - Aller à l’essentiel, gérer et économiser le temps

Dans les systèmes au sein desquels nous oeuvrons ou avec lesquels nous sommes en interaction, le volume d’information manipulé ne cesse d’augmenter et les actions à conduire se multiplient. A cela s’ajoutent les progrès considérables apportés par les nouvelles technologies qui poussent l’information dans nos smartphones, nos tablettes ou nos ordinateurs. Tout cela finit par s’accumuler sans distinction de priorité. Inéluctablement, nous sommes confrontés à une nouvelle gestion des flux d’information et à une nécessaire gestion des priorités.

7 - Renforcer l’autonomie et activer les réseaux

L’homme a une fâcheuse tendance à complexifier les choses, les relations, à créer du désordre. C’est donc aussi à lui d’agir sur les voies de la simplicité. Il doit prendre conscience de sa capacité à agir sur les systèmes et de sa capacité à accéder à plus de pouvoir.
Il doit porter lui-même avec conviction de la simplicité aux systèmes dans lesquels il évolue.

8 - Instaurer de la discipline, du respect et être positif

Fort probablement, la discipline est l’un des fondamentaux avec l’émotion qui fait le plus réagir. Le terme de discipline fait immédiatement penser à l’ordre imposé, aux directives, aux contraintes… Une vision plutôt négative ou péjorative. Or la discipline, c’est aussi le respect de l’action collective, le respect de l’individu, le partage simple et ordonné. La discipline donne un moyen de reconnaissance qui encourage, motive et facilite l’intégration au sein d’un groupe d’un réseau. La discipline est l’affaire de tous. Elle renforce la simplicité des actions et des relations.

9 - Innover pour la simplicité

La simplicité est la suprême sophistication » Cette citation qui a été reprise de nombreuses fois montre bien que la simplicité est avant tout une affaire d’innovation. Une innovation continue dans toutes les dimensions de l’entreprise et de sa transformation : stratégie, ressources humaines, processus, organisation. Les systèmes évoluant très rapidement, les remises en cause sont régulières. Il n’est plus possible de rester dans le conformisme, de se reposer sur les acquis et sur ses positions.
 

 

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